Face à la problématique récurrente du manque de places d’examen au permis de conduire et, en conséquence, l’allongement des délais et des coûts de formation, le Groupe ECF prend la parole via son Président Patrick Mirouse : « En tant qu’organisation professionnelle, nous devons proposer des réponses pratiques, qui répondront à court terme aux enjeux concrets de nos élèves. Mais nous devons également mettre en place des solutions qui visent à augmenter le taux de réussite au permis SANS abaisser le niveau d’exigence, car il en va de la sécurité de tous. Pour ce faire, des solutions simples et efficaces existent, que nous souhaitons partager avec les institutions concernées ». Passage en revue de ces propositions.
Comme chaque année, certains départements français reviennent sous le feu des projecteurs pour un manque de places important à l‘examen du permis de conduire. Loin d’être un enjeu secondaire, le manque de place a pour conséquence directe l’allongement obligatoire de la durée de formation, et en conséquence, une augmentation de son prix de revient.
Le Groupe ECF, représenté par son Président Patrick Mirouse, a pu présenter à Monsieur Philippe BAILBÉ, directeur de cabinet de Monsieur le ministre de l’Intérieur François-Noël BUFFET, un ensemble de 2 propositions qui visent à solutionner cette problématique :
1. Créer un test de fin de formation obligatoire
Ce test aurait pour objectif de s’assurer que le candidat possède un niveau suffisant pour réussir l’examen du permis de conduire :
- Les élèves qui réussissent ce test seraient inscrits rapidement à l’examen, et possèderaient de fortes chances de réussite.
- Les élèves qui échouent seraient invités à reprendre des heures de formation.
Les atouts de cette proposition sont nombreux :
- Une meilleure réussite à l’examen du permis de conduire : L’instauration du test obligatoire permettrait uniquement aux élèves qui maitrisent la conduite de s’inscrire au permis, ce qui augmenterait instantanément le taux de réussite d’environ 20%.
- Plus de gaspillage de places d’examen : Réserver les places d’examen aux candidats qui ont prouvé leurs capacités par le test obligatoire libérerait de nombreuses places d’examen et permettrait de désengorger totalement le système, sans avoir besoin de recruter des inspecteurs supplémentaires.
- Un coût de formation maîtrisé : Ce test n’aurait pas d’impact négatif sur le budget de formation. Pour les élèves qui ont besoin de plus d’heures de conduite, le budget restera identique, car proportionnel au nombre d’heures nécessaires.
2. Généraliser la conduite accompagnée et abaisser l’âge d’accès
La filière d’apprentissage de la conduite accompagnée reste la filière :
- La plus sûre – Trois fois moins d’accidents – voir data assurance
- La moins chère – entre 5 et 7 heures de conduite de moins, soit 300 euros d’économie
- La plus performante en taux de réussite à l’examen - 77% en 1ère présentation.
Cet apprentissage progressif entre dans le champ d’une mobilité choisie. C’est un apprentissage plus sûr et plus facile, qui non seulement permettrait d’améliorer de manière saine et simple le taux de réussite au permis de conduire, mais créerait également une route plus sûre. Pour mémoire, le Groupe ECF est mobilisé pour la création d’un accès à la mobilité pour tous dès l’âge de 14 ans, incluant bien sûr la conduite accompagnée.
Patrick Mirouse, Président du Groupe ECF se rendra disponible pour détailler ces propositions.